Dans un petit village (du Liban ?), chrétiens et musulmans vivent ensemble : une petite église, une petite mosquée, un café unique mais deux cimetières séparés par une route d'un côté les tombes
ornées de croix, de l'autre celles avec un croissant. L'entente entre les communautés est fragile. Si les armes ont bien été enterrées, l'extérieur arrivé via les journaux et la télé menaçant
cette harmonie. Les femmes sont ici érigées en gardiennes de la paix, en sages cherchant par les moyens les plus variés (faire venir des beautés blondes peu vêtues, saccager la télé, organiser un
miracle). Ce groupe consacre une énergie folle à préserver la paix : chaque petit vandalisme d'une communauté envers l'autre, qui pourrait passer pour une blague digne de Don Camillo déclenche
des réactions démesurées. Une mère cachera la mort de son fils pour éviter d'enflammer le village.
Ce film, court et intense, se veut un plaidoyer pour la paix entre les religions. Jamais donneuse de leçons, ne prenant partie pour aucune des communautés, la réalisatrice dénonce la bêtise
humaine et pointe une pseudo-virilité guerrière qui ne conduit qu'à la mort.
Les séquences de comédie et la tragédie alternent et s'équilibrent la pirouette finale est juste. Un film nuancé à voir pour comprendre et s'interroger.link
Un spectacle pour moyens et grands : Blanche Neige vu par Preljocaj conserve l'essentiel et modernise le reste. Certes, Blanche Neige attend son prince charmant en position allongée, oui ils
échangeront un beau baiser... mais elle ne sucombe pas illico à sa vue puisqu'elle a déjà fait sa connaissance avant de tomber en sommeil, on nous épargne aussi le cheval blanc. La belle-mère est
une vraie méchante, sadique et d'ailleurs comment a-t-elle séduit le roi qui, pour le coup, est bien terne d'inoffensivité ?
Les danseurs sont techniquement au top, ce dont on ne doutait pas d'une compagnie aussi prestigieuse mais ils ont en plus la grâce et quoi de plus rassurant que de voir une compagnie composée
d'êtres humains et non de fantômes hiératiques ? Evidemment, les costumes sont superbes êt Gaultier qui les signe a mis son savoir faire au service de ce sonte. Peu d'inventivité, sa patte est
parfaitement reconnaissable avec, en apothéose, la robe de mariée finale.
Les trouvailles de mise en scène sont superbes, avec une mention spéciale pour les escalades accomplies par les nains. Le conte est stylisé mais Prejlocaj a simplement ajouté une
dose sensualité ce qui n'est pas sans intérêt venant de danseurs. La scène de la pomme est fantastiquement réussie puisque la belle mère assassine Blanche Neige (avec une pomme oui) en
l'étouffant puis en la traînant sur le sol.
Les danseurs rayonnent sur scène, gracieux, en chair et jouant pleinement leur rôle. Les enfants, à partir de 7 ou 8 ans, seront ravis de ce spectacle absolument pas niais (on l'aura compris),
qui restitue la beauté comme la frayeur de ce conte.
Que tout le monde le sache : F. Beigbeder est un aventurier de l'amour tout autant que Moundir... Il aime les belles filles, c'est à dire les manequins (et non les femmes) ayant de l'allure
et non les poules péroxydées... Mais le drame de sa vie réside dans son incapacité à s'engager. Pour autant, il se marie, s'ennuie, trompe son épouse mais pleure le jour de son divorce. Nous
sommes là au summum de la révolte. On se demande sur quoi d'ailleurs puisqu'il ne supporte plus celle qui partage son appartement. Aussitôt après il rencontre Louise Bourgoin à l'enterrement
de sa grand-mère. Louise Bourgoin est la femme de son cousin, ce qui explique sa présence aux funérailles. Louise Bourgoin rit très fort, ce qui explique Gaspard Proust - Frédérice Beigbeder -
Marc Marronier la repère... Ensuite, rien ou si peu : si la mise en scène se veut inventive, elle le doit uniquement à l'utilisation de procédés déjà connus mais utilisés de manière variée. Quant
aux dialogues, quoi de plus littéraire, entendez germano pratins que ceux déclamés par les personnages. La crédibilité du scénario n'est pas un enjeu. Beigbeder veut parler de lui et réfuter tous
les commentaires méchants : non il n'est pas misogyne, non il ne confond pas désir et amour (ah bon ? à quel moment ?)... Ce film est une comédie assez minable de bavardages, de paysages
survendus, d'acteurs à contre emploi (doit on s'extasier sur la composition de Joey Starr qui mue en homosexuel non assumé ?)... Rien ne retient l'attention dans ce film prétentieux et
vulgaire...
Le premier tome était déjà une vraie réussite : vérité des situations, intelligence de l'humour, auto-dérision. Le lecteur a l'impression d'entrer dans les coulisses des graves décisions
géopolitiques, de voir DDV à l'oeuvre. On sentait l'admiration du jeune conseiller comme le recul qu'il a pris depuis qu'il a quitté ses fonctions. On se remémore des moments difficiles, des
temps de tensions internationales fortes et on voit comment elles ont été gérées en temps réel, sous pression, par des personnes extrêmement brillantes, pourvues d'un ego surdimensionné mais qui
savent aussi se moquer d'eux mêmes et des autres. Les relations entre les personnes témoignent d'un individualisme forcené que vient exceptionnellement contredire un geste de solidarité. Le
chacun pour soi règne même si professionnellement la reconnaissance est réciproque.
Le tome 2 est aussi réussi que le premier. Les chroniques sont fortes, racontent bien chacune une petite histoire reliée aux autres chronologiquement. La vie personnelle du héros est laissée de
côté au profit d'une dévorante activité professionnelle. Les personnages sont bien plantés, on retrouve la même équipe que dans le tome 1. Peu à peu, la tension monte avec le cheminement vers la
guerre en Irak. Le tome 2 est plus américain comme la couverture l'annonce.
Evidemment un chouette cadeau de Noël pour celles et ceux qui s'intéressent à la politique !
Après la fin de Shrek, voici un prolongement avec l'arrivée du Chat Potté matou à l'accent hispanico-italien, aimant les femmes et l'aventure. Et il va être servi en rencontrant Pattes de
velours, son alter ego et renouer avec un ami d'enfance, un oeuf (?) Humpfy Dunty qu'il avait perdu de vue dans des circonstances tragiques. Pas de chanson niaise, pas de morale au ras des
pâquerettes mais une bonne tranche d'aventure et de rigolades... A priori tout va bien et on passe un bon moment. Sauf que c'est un peu long, un peu alambiqué, un peu vu ailleurs...
Les enfants apprécient, les adultes reçoivent les clins d'oeil attendus. Un dessin animé un peu plus farfelu que d'autres mais qui ne renouvelle pas vraiment le genre.
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Amatrice d'expos, de cinema, et lectrice assidue, je serai heureuse de partager mes points de vue et commentaires avec d'autres passionnés... Ici point de mot incompréhensible, de hauteurs de vue telle que plus personne ne sait de quoi on parle mais pas non plus de j'aime - j'aime pas. Aucune prétention, juste une envie de partage !