"L'amour dure trois ans " : le nombril de Narcisse Beigbeder

Publié le par Laurence

Que tout le monde le sache : F. Beigbeder est un aventurier de l'amour tout autant que Moundir... Il aime les belles filles, c'est à dire les manequins (et non les femmes) ayant de l'allure et non les poules péroxydées... Mais le drame de sa vie réside dans son incapacité à s'engager. Pour autant, il se marie, s'ennuie, trompe son épouse mais pleure le jour de son divorce. Nous sommes là au summum de la révolte. On se demande sur quoi d'ailleurs puisqu'il ne supporte plus celle qui partage son appartement. Aussitôt après il rencontre Louise Bourgoin à l'enterrement de sa grand-mère. Louise Bourgoin est la femme de son cousin, ce qui explique sa présence aux funérailles. Louise Bourgoin rit très fort, ce qui explique Gaspard Proust - Frédérice Beigbeder - Marc Marronier la repère... Ensuite, rien ou si peu : si la mise en scène se veut inventive, elle le doit uniquement à l'utilisation de procédés déjà connus mais utilisés de manière variée. Quant aux dialogues, quoi de plus littéraire, entendez germano pratins que ceux déclamés par les personnages. La crédibilité du scénario n'est pas un enjeu. Beigbeder veut parler de lui et réfuter tous les commentaires méchants : non il n'est pas misogyne, non il ne confond pas désir et amour (ah bon ? à quel moment ?)... Ce film est une comédie assez minable de bavardages, de paysages survendus, d'acteurs à contre emploi (doit on s'extasier sur la composition de Joey Starr qui mue en homosexuel non assumé ?)... Rien ne retient l'attention dans ce film prétentieux et vulgaire...

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