Le discours d'un roi : Colin Firth, enfin humain !
Prince charmant de Bridget Jones, héros récurrent de mini-séries de la BBC telles que "Orgueil et préjugés", Colin Firth a l'habitude des rôles de timide-qui-se-révèle-dans-la-bonté ... Ici, il est déjà marié (à Helena Bonham Carter qui incarne la future Queen Mum) et père de deux enfants. Son problème ne réside donc pas dans la résolution du célibat d'une jeune fille. En effet, Colin Firth est bègue, handicap lourd quand on occupe le poste de fils du roi puisque son rôle principal consiste à prononcer des discours devant des foules silencieuses.
Tout a été tenté pour résoudre ce problème sans aucun progrès. La dernière chance du prince se nomme Lionel Logge, spécialiste de la parole, australien vivant avec sa famille à Londres.
Le film prend différentes directions : la principale est certainement la relation qui se noue entre le soignant et son patient si spécial mais il est tout aussi intéressant de voir cette famille étouffante. La préparation de la guerre crée évidemment un climat très partioulier. L'enfance de Margaret et Elizabeth paraît plus heureuse et chaleureuse que celle de leur père qui a souffert de l'éducation détachée des siens. Son père Edouard V, autoritaire et exigaeant, et sa mère, inexistante, l'ont laissé aux mains d'une nourrice qui le délaissait pendant plus de trois ans.
La mise en scène est tout à fait classique, les reconstitutions d'époque réussies et les acteurs excellents. On comprend pourquoi ce film a décroché plusieurs Oscars mais ne brille évidemment pas par son originalité....