Midnight in Paris : de la carte postale au cliché

Publié le par Chantal

 

Paris vu par un américain : c'est ainsi que débute le dernier opus de Woody Allen .... une succession de cartes postales des plus beaux lieux ou du moins de ceux qu'il est absolument indispensable d'avoir vu lors de son voyage dans la capitale...sauf que cette ouverture très clichée est soulignée par une musique origianle car Woody n'a pas cédé au traditionnel appel de l'accordéon (ouf) en préférant Sydney Bechet et son jazz si mélancolique.

 

Ensuite, nous retrouvons le thème préféré du réalisateur : l'insatisfaction. Insatisfaction intimement liée au caractère humain, insatisfaction de l'époque dans laquelle on vit, de la compagne que l'on s'est choisie, du métier que l'on exerce et qui vous fait vivre au-delà du confort ... a quoi peut on renoncer ? quel sens veut on donner à sa vie ? comment accepter ce que la vie vous donne ? Eternelle question, objet récurrent des films de Woody Allen toujours traités du point de vue de la comédie...

 

Ici, Gils est un écrivain raté comme il en existe une foultitude mais lui, d'une certaine manière a réussi puisque les studios hollywoodiens l'adorent. Il n'arrive cependant pas à terminer son roman, son grand roman et n'est certainement pas aidé par sa fiancée, une blonde superficielle, une jeune femme égoïste, protégée par ses parents... Gils s'échappe chaque nuit et grâce à une enchantement, vit dans le Paris rêvé des années 20 au milieu des écrivains et peintres du Montparnasse de la grande époque.

 

Tout est fluide dans ce film, poétique, charmant et gracieux. Les dialogues sont vifs, on retrouve la patte Allen dans leur rythme, leur rapidité, leurs bons mots. Evidemment, on ne met pas longtemps à deviner que Woody est incarné par Owen Wilson comme Allen est systématiquement le personnage principal de chacun de ses films. Un vrai plaisir que cette heure et demie de cinéma, une incursion dans un Paris touristique et romanesque agréable et profond...

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Publié dans Cinema

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