Tamara Drewe : bucolique et mélancolique

Publié le par Chantal

Fidèlement inspiré du roman graphique (une bande dessinée quoi) de Posy Simmonds, le dernier film de Stephen Frears amuse souvent, étonne parfois et déçoit un peu. L'action se déroule dans la si typique campagne anglaise : un petit village du Dorset abrite une résidence d'écrivains autour d'un célèbre auteur de romans policiers. Surgit une jeune femme au redoutable short en jean et voilà que les hommes s'affolent, fragiles êtres humains si prompts à l'excitation...

 

Si Tamara est au centre de l'action, plusieurs histoires se développent dans ce film choral. Le livre était beaucoup plus sombre et cruel, le film reprend le fil de l'histoire mais en adoucit la plupart des aspects.

Les personnages sont profonds, animés de sentiments peu nobles, guidés par leur instinct. Deux adolescentes occupent une place au moins aussi importantes que Tamara car ce sont elles qui font évoluer le scénario, créant des évènements dont l'impact dépasse souvent leurs espérances.

 

Le film en dit beaucoup sur les relations entre les hommes et les femmes, un de plus sur ce thème qui aborde à la fois la fidélité (et donc l'infidélité), la vanité des hommes, la rancune des femmes. La mise en scène, sans être éblouissante, sert efficacement le propos mais on reste un peu sur sa faim... tout ça pour ça. Le happy end ressemble au film dans son ensemble : satirique et mélancolique, doux amer...

 

Les acteurs, peu connus en France mais Gemma Aterton ne devrait le rester longtemps, incarnent à merveille les anglais tels qu'on les imagine. Ils excellent dans leur rôle et on y croit vraiment. Quant aux animaux, dont les prestations font également le sel du film, ils méritent également un prix d'interprétation...

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Publié dans Cinema

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