Le nom des gens : Telerama + France inter + Jospin
Une jeune femme libre (ce qui signifie qu'on la voit entièrement nue pendant un long plan et très souvent topless) milite pour le parti socialiste en suivant une méthode originale : coucher avec l'ennemi politique pour le convertir. Un jour, elle déboule dans le strict studio de France inter pour intervenir au beau milieu du "téléphone sonne" parce qu'un expert en grippe A défend le principe de précaution, ce qui n'est pas du tout du goût de cette jeune femme ardente défenseuse du vivre libre.... Le point de départ est souriant, le point d'arrivée aussi bien évidemment puisque nous sommes dans une comédie. Cependant, le film serpente au milieu d'histoires familiales lourdes : dans l'une, les tabous font parti intégrante de la vie et peuvent provoquer un déraillement psychologique quand la forteresse érigée pour se protéger est attaquée par une pétulante jeune femme qui montre ses sentiments et incite à se dévoiler; dans l'autre, on s'explique, on argumente, on parle, on milite mais on est tout aussi impuissant à affronter la pédophilie.
Ce film est riche de son scénario et de ses dialogues percutants. On a trop parlé de l'apparition clin d'oeil de Jospin. Si elle a permis au film de gagner en notoriété initiale, cette comédie mérite qu'on s'y arrête. Elle fait réfléchir quelles que soient ses opinions politiques. Il s'agit cela dit d'un film militant, qui se veut citoyen au sens où on l'entend à gauche mais dans lequel les bonnes consciences en prennent pour leur grade.
Sara Forestier est lulineuse, incandescente et Jacques Gamblin fait du Jacques Gamblin dans un rôle un peu trop habituel maintenant de gars sympa mais coincé alors que son registre est bien plus large.
Ce film laisse de bonne humeur, il est préférable d'y aller à plusieurs (au moins d'eux) car il crée l'échange. C'est donc aussi un excellent plan drague...