L'homme qui m'aimait tout bas - Eric Fottorino
Journaliste du Monde depuis de nombreuses années, auteur d'autres romans à caractère autobiographique, Eric Fottorino a choisi de nous raconter ses relations avec son père adoptif qui s'est suicidé.
La sensibilité de l'écrivain affleure à chaque phrase. Il retrace sans pathos, sans larmoiement, sans apitoiement, son parcours et, à travers cela, les sentiments si particuliers qui l'ont attaché à ce père tardif mais qui a occupé une place pleine et entière dans la vie de l'auteur.
Alors que le lecteur s'interroge dès le premier chapitre sur les raisons de ce suicide, l'auteur n'y répond que tardivement, au détour d'une phrase pour mieux y revenir ensuite, sans jamais nous donner toutes les clés pour comprendre, parce que lui-même n'en dispose pas, le suicide étant un acte toujours incompréhensible aux yeux de ceux qui restent.
Ce livre est touchant, émouvant et on s'intéresse au parcours de ces deux hommes en gardant toutefois l'impression d'en savoir trop ou pas assez. La forme elle même est curieuse : ce n'est pas un journal tenu au moment de la mort brutale du père, ni une biographie ou autobiographie, c'est autre chose sans que le terme roman représente exactement le contenu. En refermant le livre, on espère que l'écriture de cet ouvrage a partiellement au moins soulager son auteur de sa peine, lui permet de vivre mieux grâce à l'hommage vibrant rendu à celui qui l'a si longtemps accompagné. La solitude de l'auteur est manifeste comme celle de toute personne, orpheline de père même tard dans sa vie.
La sensibilité de l'écrivain affleure à chaque phrase. Il retrace sans pathos, sans larmoiement, sans apitoiement, son parcours et, à travers cela, les sentiments si particuliers qui l'ont attaché à ce père tardif mais qui a occupé une place pleine et entière dans la vie de l'auteur.
Alors que le lecteur s'interroge dès le premier chapitre sur les raisons de ce suicide, l'auteur n'y répond que tardivement, au détour d'une phrase pour mieux y revenir ensuite, sans jamais nous donner toutes les clés pour comprendre, parce que lui-même n'en dispose pas, le suicide étant un acte toujours incompréhensible aux yeux de ceux qui restent.
Ce livre est touchant, émouvant et on s'intéresse au parcours de ces deux hommes en gardant toutefois l'impression d'en savoir trop ou pas assez. La forme elle même est curieuse : ce n'est pas un journal tenu au moment de la mort brutale du père, ni une biographie ou autobiographie, c'est autre chose sans que le terme roman représente exactement le contenu. En refermant le livre, on espère que l'écriture de cet ouvrage a partiellement au moins soulager son auteur de sa peine, lui permet de vivre mieux grâce à l'hommage vibrant rendu à celui qui l'a si longtemps accompagné. La solitude de l'auteur est manifeste comme celle de toute personne, orpheline de père même tard dans sa vie.
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